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Stationnement à Bruxelles : les suggestions constructives de Vincent De Wolf bientôt analysées
Mouvement Réformateur - ven, 03/22/2013 - 14:53
Le chef du groupe MR au parlement bruxellois Vincent De Wolf a remis jeudi matin au cabinet de la ministre une pétition non pas contre le principe du plan, mais contre divers points qu'ils contient et qui nuiront à certaines activités professionnelles et économiques dans la capitale.
Selon lui, les dépliants d'information à son sujet masquent notamment le fait qu'il sous-tend une diminution de 45.000 places de stationnement en voirie, sans compensation.
De son côté, la ministre du Transport "réfute cet argument avec force".
"Notre objectif n'est pas de procéder à des interventions drastiques dans l'offre total des places de stationnement. Nous déplaçons cependant les priorités de stationnement en dehors de la voie publique, afin de rendre l'espace public plus attrayant. Ainsi, des places de stationnement disparaîtront sans doute le long de la voie publique, mais une part raisonnable d'entre elles sera compensée par des places de stationnement supplémentaires créées en dehors de la voie publique", a-t-elle tenu à préciser jeudi après-midi.
Mme Grouwels a par ailleurs attiré l'attention sur plusieurs mesures d'encadrement que le gouvernement bruxellois a prises en marge de l'approbation du plan stratégique de stationnement: assouplissement des règles d'aménagement des parkings des riverains pour les nouvelles constructions; mise à disposition des places de stationnement d'entreprises excédentaires à la disposition des riverains; réalisation d'un comptage détaillé des places de stationnement sur et hors voirie en 2013.
Un accord se dessine dans la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales
Mouvement Réformateur - ven, 03/22/2013 - 11:35
Conformément à la Directive européenne, l'avant-projet de Loi prévoit un délai de paiement de 30 jours pour le paiement des factures entre entreprises et pouvoirs publics et un délai de 30 jours pour le paiement des factures entre entreprises, sauf si elles en décident contractuellement autrement et pour autant que le délai dérogatoire ne soit pas manifestement abusif.
Pour les contrats entres entreprises et pouvoirs publics le délai peut être prolongé sans excéder un maximum de 60 jours civils. Les créanciers pourront automatiquement réclamer le paiement d'intérêt pour retards de paiement s'élevant au moins à 8 points de pourcentage au-dessus du taux de référence de la BCE et percevoir un dédommagement forfaitaire minimum. Outre ce montant forfaitaire, les autres frais de recouvrement peuvent faire l'objet d'une indemnisation raisonnable.
Pour les Ministres, les avancées notables de cet avant-projet peuvent se résumer comme suit :
· Mise en place de délais de paiements courts pour les PME.
· Confirmation de la possibilité via contrôle judiciaire du caractère manifestement abusif d'une clause contractuelle.
· Obligation pour les pouvoirs publics d'argumenter sur les raisons qui motivent un délai plus long.
· Confirmation d'intérêt de retard « dû de plein droit et sans mise en demeure ».
· Confirmation de la faculté pour les organisations représentatives d'employeurs de saisir les juridictions compétentes afin de dénoncer les clauses manifestement abusives.
· Introduction d'une indemnisation pour frais de recouvrement minimal de 40 euros.
Sabine Laruelle : « La transposition de cette Directive est essentielle pour la bonne santé de notre économie. Les factures impayées représentent 9,15 milliards d'euros en Belgique. Ce sont surtout les PME qui sont victimes d'arriérés excessifs avec des frais de recouvrement qui pèsent lourdement sur leur trésorerie».
Annemie Turtelboom : « Les chiffres de Graydon révèlent qu'une PME sur 4 est en faillite parce que ses factures sont payées en retard. L'absence de délais clairs dans la loi a pour conséquence que les PME ne disposent que de peu de moyens pour s'opposer à cette situation. Avec la transposition de la nouvelle directive, les PME savent désormais à quoi s'en tenir et disposent de davantage de possibilités de sanctions lorsque le délai de paiement convenu n'est pas respecté. »
« La suppression d’emplacements de parking hors voirie est une mesure suicidaire pour l’avenir économique de la Région bruxelloise ! »
Mouvement Réformateur - ven, 03/22/2013 - 11:16
Le MR est catégoriquement opposé à cette disposition. C'est pourquoi, Marion LEMESRE, Députée libérale et par ailleurs Echevine des affaires économiques, du stationnement et du commerce à la Ville de Bruxelles, a proposé la suppression pure et simple de cette mesure par le dépôt d'un amendement radical.
Elle souligne en effet qu'il est « impératif de développer une offre alternative pour diminuer efficacement la pression automobile en Région bruxelloise. » Pour cela, les politiques de mobilité doivent s'inscrire dans une vision stratégique globale, transversale et coordonnée.
Ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui :
- - le RER est repoussé à un hypothétique 2025,
- - le plan pluriannuel d'investissement 2013-2025 de la SNCB ne comporte aucune vision pour Bruxelles,
- - l'offre de transport public intra-bruxellois est encore insuffisante, peu confortable et trop peu sécurisée,
- - le développement de parkings de transit est au point mort,
- - le plan régional de stationnement vise à supprimer des places en voirie,
- - la coordination des politiques au niveau des trois Régions et du Fédéral est absente,…
« Dans ces conditions, la suppression des emplacements de parking hors voirie ne ferait que favoriser la délocalisation des entreprises, la fuite des investissements et, à terme, entrainerait la désertification et la paupérisation de la Région bruxelloise et, plus particulièrement, du Pentagone! » estime Marion Lemesre.
Par ailleurs, la réaffectation de ces emplacements en places de parking pour les riverains, proposée par le COBRACE, pose des problèmes très concrets liés à l'accès aux immeubles de bureaux, à la sécurisation des sites, à la surveillance,…
Du côté des professionnels, les fédérations du secteur immobilier (UPSI) et des parkings (FPB) estiment à 750 millions d'euros « la seule perte de valeur immobilière directe pour les propriétaires privés ainsi que pour les entreprises. »
« Compte tenu des retombées néfastes potentielles de cette mesure, il est inacceptable de ne pas l'avoir accompagnée d'une évaluation des impacts socio-économiques, » conclut la députée bruxelloise, ajoutant que cette mesure devait être suspendue. A défaut d'un accord en ce sens, Marion Lemesre a déposé toute une batterie d'amendements au projet, visant à assouplir cette mesure suicidaire pour l'avenir économique de la Région, comme par exemple:
- habiliter les Communes à demander des dérogations à l'obligation pour les entreprises de supprimer leurs emplacements de parking si elles constatent une pression intenable sur le stationnement en voirie dans certains quartiers,
- - la suppression de l'augmentation de la taxe de 10 % chaque année,
- - la mise en place d'un mécanisme de soutien des entreprises dans leurs efforts de reconversion des emplacements de parking supprimés,
- - ou encore l'obligation pour le Gouvernement de réaliser une étude d'incidences socio-économiques complète et objective à transmettre au Parlement avant l'entrée en vigueur de la disposition.
Charles Michel : « On n’exclut pas d’attaquer en justice le gouvernement wallon sur le photovoltaïque »
Mouvement Réformateur - ven, 03/22/2013 - 10:25
Charles Michel était ferme, ce matin en direct sur Bel RTL. « Nous sommes furieux parce qu'on mesure aujourd'hui que l'incompétence, l'amateurisme du gouvernement conduit dans les faits, à ce que les Wallons soient 3 fois pigeons. Les contribuables voient leur facture exploser, alors qu'avec cynisme on parlait de gratuité, c'est la preuve que la gratuité, ça n'existe pas. Le citoyen qui a placé des panneaux est trahi et les entreprises qui ont développé des activités dans ce secteur sont considérablement fragilisées. Ce sont 2 à 3000 emplois qui sont menacés !»
Un constat est posé : « Les particuliers qui ont investi dans les panneaux photovoltaïques voient les règles du jeu modifiées en cours de partie puisqu'il y a une dévaluation. On nous annonce ce matin qu'on ne touche pas à 65 euros, ce n'est pas la vérité puisqu'en modifiant la durée d'amortissement, on modifie la valeur de l'investissement qui a été contracté. Il y a donc bien de la rétroactivité dans l'annonce qui a été faite hier et ce matin », précise Charles Michel.
« Nous voulons de la transparence »
Pourtant il y a plus d'un an déjà, le MR au travers de députés fédéraux parmi lesquels David Clarinval dénonçait ce qui allait se passer. « Le gouvernement est coupable d'avoir laissé filer cette ardoise (min 2,8 milliards d'euros). Il y a eu une indécision. On a tenté de mettre la poussière sous le tapis avant les élections communales et je constate que c'est après ces élections qu'on a fait augmenter les tarifs de manière significative. Notamment les tarifs du transport de l'électricité en lien avec l'énergie verte. Donc, il faut dire la vérité : l'énergie verte a un coût. Nous devons investir dans l'énergie verte, mais à force de vouloir être plus catholique que le pape, faire en permanence mieux que le reste du monde, on reporte la facture sur les Wallons. Ce n'est pas seulement la faute des Ecolos, le ministre précédent (CDH) a aussi une lourde responsabilité. Nous voulons la transparence. Nous demandons, avec beaucoup d'insistance, que le Parlement wallon puisse mettre en place une commission spéciale afin d'avoir la vérité sur les chiffres », martèle Charles Michel.
La confiance est rompue
Afin d'appuyer ses dire, le Président du Mouvement Réformateur donne un exemple concret : « Le gouvernement fédéral met en place des bons d'Etat, imaginez-vous le scandale, le drame, si l'on devait décider de remettre en question les modalités d'intérêts ? Ce serait inacceptable, la confiance dans l'Etat serait ébranlée, c'est exactement ce que le gouvernement wallon vient de décider. Je pense aussi à la catastrophe pour l'image de la Wallonie vis-à-vis des investisseurs étrangers qui se rendent compte qu'en Wallonie tout est possible y compris aussi des choses aussi scandaleuses, absurdes… C'est vraiment un gouvernement d'amateurs avec une incompétence dommageable pour les Wallons et pour l'ensemble de notre image à l'étranger ».
« On ne va pas lâcher l'affaire »
« Nous avons chargé des experts, des juristes et nous chargerons aussi d'être à côté des Wallons. On n'exclut pas et on envisage très sérieusement d'attaquer en justice le gouvernement wallon. Quand nous aurons les textes juridiques, nous allons décortiquer ces textes avec les experts. Cette rétroactivité des mesures est absolument inacceptable, c'est un précédent extrêmement grave, extrêmement dangereux. On ne va pas lâcher l'affaire, on va être déterminé. Parce que nous pensons qu'il ne faut pas permettre à ce gouvernement de prendre des décisions aussi insensées », conclut Charles Michel.
Willy Borsus : « Le gouvernement s’est conduit en arnaqueur ! »
Mouvement Réformateur - ven, 03/22/2013 - 10:09
« Qui va encore demain faire confiance au photovoltaïque demain ? »
Cette question épineuse Willy Borsus la posait ce matin en direct sur La Première après le scandale de la gestion des certificats verts : « Ceux qui avaient cru dans les promesses du gouvernement se sentent trahis », explique le Chef de groupe MR au Parlement wallon.
Willy Borsus fait un premier constat cinglant : « Le gouvernement s'est conduit en amateur, je dirai même en arnaqueur. Il n'a pas respecté pas ses engagements ».
A la découverte de la décision prise hier soir, il estime qu'il existe une autre solution qui n'impacterait pas la facture des consommateurs et ne romprait pas confiance avec les gens.
« Pour dégonfler la bulle qui s'étale jusqu'en 2020, il faut rééquilibré l'octroi entre les filières », précise-t-il, pointant du doigt le manque de prévoyance.
En conséquence, « les gens en colère, ils ont peur. Ils ne croient plus dans ce gouvernement. La confiance est brisée : le gouvernement avait promis, il a trahi ».
Impossible à calculer
Au delà de l'inquiétude qui a frappé les foyers wallons ces derniers jours, Willy Borsus dénonce le manque de communication claire de la part du gouvernement. « Concrètement, on nous dit que le système s'arrête dès l'instant que l'installation est amortie. Mais quand est-ce ? Comment va-t-on le déterminer pour chacun des milliers de propriétaires de panneaux photovoltaïques ? J'ai calculé qu'avec 50 vérificateurs, il faudra 2 ans pour calculer cette rentabilisation. C'est donc impossible. Une fois encore, on bricole, comme depuis le début. Je m'attends donc à un certain nombre de recours ».
En conclusion, Willy Borsus propose que nous soyons des élèves raisonnables de la classe européenne. « Il faut rencontrer les objectifs de l'Union mais pas plus ».
Ecouter ou réécouter l'interview de Willy Borsus sur La Première
Photovoltaïque wallon : « le casse du siècle ! »
Mouvement Réformateur - jeu, 03/21/2013 - 17:33
Après des semaines d'indécision, après avoir semé le trouble dans le secteur du photovoltaïque et auprès des détenteurs de panneaux solaires, le Gouvernement wallon a enfin pris des mesures pour stopper l'emballement de la facture de la promotion du photovoltaïque en Wallonie. « Mais à quel prix ! », s'insurge Charles Michel, « le Gouvernement trompe les Wallons en trahissant le contrat qu'il a passé avec eux. Les certificats verts sont revus à la baisse ou dans la durée et cela, à cause de l'incompétence et de l'amateurisme du Gouvernement wallon. Au final, c'est le contribuable qui paie la note salée : au moins 2000 euros par ménage! »
« Cette façon de revoir des règles en cours de route avec effet rétroactif installe une lourde instabilité en Wallonie. Quelle image désastreuse pour les potentiels investisseurs étrangers qui souhaiteraient s'établir en Wallonie ! », s'exclame Willy Borsus.
Le MR s'opposera à toute disposition rétroactive qui mettrait à mal des centaines de milliers de ménages et d'emploi et pourrait probablement être attaquée au Conseil d'Etat. « J'ai chargé les experts du Centre Jean Gol, aidé par des avocats, d'examiner toutes les pistes législatives et juridiques permettant de protéger les ménages et entreprises wallons », déclare Charles Michel.
Les Wallons sont victimes trois fois : les consommateurs qui vont voir leur note d'électricité augmenter, les citoyens qui ont investi de bonne foi dans le photovoltaïque et les entreprises qui ont développé des activités dans cette activité. Selon le secteur, entre 2000 et 3000 emplois sont fragilisés suite aux mesures du Gouvernement Olivier.
Au Parlement wallon, le MR demande à nouveau qu'une commission spéciale apporte toute la lumière et la transparence nécessaire dans ce dossier. « Le manque de décision et l'idéologie affichée ces dernières années par les Ministres successifs de l'Energie vont plomber les politiques énergétiques pour les 10 à 15 prochaines années », déclare Willy Borsus.
Florine Pary-Mille obtient des subventions pour l’accueil des sportifs à mobilité réduite à Nautisport
Mouvement Réformateur - jeu, 03/21/2013 - 12:03
Le Cercle Francophone de Tennis en Fauteuil Roulant - CFTFR -affilié à la Ligue Handisport Francophone y a d'ailleurs établi son siège social.Malgré toute une série de petits travaux réalisés par la régie communale autonome pour favoriser l'accueil des personnes à mobilité réduite, il restait la nécessité d'aménager l'accessibilité aux vestiaires et à la cafétéria avec un ascenseur. Un dossier de subvention avait été rentré auprès d'Infrasports mais la signature du Ministre se faisait attendre.
Ce lundi 18 mars, Florine Pary-Mille a donc interpellé le Ministre André Antoine ?en commission du Parlement wallon.
Et elle a obtenu gain de cause !
Après avoir rappelé son intérêt pour le handisport qu'il veut équiper d'un?matériel de pointe, le soutien de 2000€ par an qu'il a octroyé à chacun des clubs, le Ministre A. Antoine a tenu à rassurer la Députée Florine?Pary-Mille sur sa légitime demande d'octroi des subsides pour la réalisation des travaux nécessaires à l'accueil des sportifs en fauteuil roulant sur le site de Nautisport.
?Il s'est engagé à considérer ce dossier comme prioritaire et a promis de?signer la subsidiation dès la réception des documents de la part de son?administration, ce qui devrait être concrétisé avant Pâques.
?Florine Pary-Mille s'est réjouie de cette excellente nouvelle qui permettra?de finaliser les aménagements indispensables (parachèvement du club house,?placement d'un ascenseur et mise en conformité des toilettes, douches et?sanitaires pour une accessibilité aux sportifs en fauteuil roulant,...) et?d'accueillir ainsi ces sportifs qui méritent toute notre admiration et notre?soutien. Le développement du tennis en fauteuil roulant, salué en Wallonie,?ne peut se faire sans des infrastructures dignes de ce nom.
Intégration : « l’immigré est un homme comme les autres»
Mouvement Réformateur - jeu, 03/21/2013 - 10:22
Quand Didier Reynders parle d'immigration ou d'intégration, on dit qu'il stigmatise.
Quand c'est Bart De Wever qui en parle, on dit qu'il est visionnaire.
Est-ce vraiment à cela que doit être réduit ce débat important qui concerne des êtres humains ? Surtout quand, loin de toutes ces agitations faciles et réductrices, nous voulons avant tout gagner notre pain, obtenir une place dans une école, voir nos enfants grandir dans des quartiers sûrs ... et être fiers dans un pays libre.
Mais pouvons-nous encore être fiers de nous aujourd'hui ?
Au lieu de parler d'avenir commun, nous menons des combats du passé. Au lieu de voir ce qui nous unit, nous mettons en avant ce qui nous divise. Nous n'avons plus d'imagination et nous sommes devenus intellectuellement fainéants.
Des sujets comme l'immigration et l'intégration ne devraient pas être tabous pour nous et les aborder ne devrait pas relever de l'héroïque ou du scandaleux. Malheureusement l'échec de la société multiculturelle a créé un malaise qui pousse à certains excès.
Oui, osons le dire au lieu de seulement le penser. Oui, nous devons assumer notre devoir de solidarité envers le reste du monde, notamment en matière d'accueil des réfugiés. Mais soyons réalistes. Nous ne pouvons pas accueillir tout le monde. Le fait est que nous ne sommes qu'un petit pays de 11 millions d'habitants sur un territoire de 30.000 km2 avec une dette énorme, une compétitivité sous pression, des défis importants pour l'emploi et un appauvrissement réel de la population.
Aujourd'hui les banques alimentaires sont débordées par les demandes d'aide. Un nouveau record serait atteint depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cette pauvreté nouvelle frapperait surtout des travailleurs indépendants, des pensionnés et même des ménages à deux salaires !
Face à cette réalité implacable, certains rêvent d'une immigration tendant vers zéro.
Restons réalistes : cette option n'est ni possible, ni souhaitable. L'immigration reste nécessaire, notamment pour combler le déficit de main d'œuvre lié au vieillissement de la population. Mais si les arrivants n'assument pas leur part de responsabilité dans notre société, ils deviennent une partie du problème et non une partie de la solution.
L'intégration est une obligation morale pour tous. Soyons cohérents : pour ceux qui n'aiment pas notre constitution et nos lois, l'Arabie Saoudite et l'Iran sont assez riches pour accueillir une partie de la misère du monde.
Il est clair que si l'on veut vivre dans un pays où la loi et/ou les moeurs permettent à un violeur d'épouser sa victime comme seule punition, dans un pays où l'apostasie et l'homosexualité sont punis de prison voire de mort, dans un pays où l'avortement est encore interdit, dans un pays où les écrivains et les journalistes sont muselés,… alors on ne vient pas vivre en Belgique, au cœur de cette Europe de Voltaire et de Diderot…
L'immigration et l'intégration méritent un débat de fond si l'on veut créer un avenir commun viable.
Mais à l'Ouest, il n'y a vraiment rien de nouveau. N'est-ce pas toujours la politique de l'autruche, la mauvaise foi ou l'hypocrisie qui prennent trop souvent le dessus face à ce défi important ?
Il y a d'abord ceux qui contribuent à l'échec de l'intégration par le communautarisme ou la lâcheté politique des « accommodements raisonnables ». Cela ressort soit d'une naïveté imbécile, soit d'un calcul électoral minable et irresponsable.
Ensuite, il y a ceux qui prônent l'intégration mais qui ne sont pas encore prêts à l'accepter : cela, c'est de la mauvaise foi. Pour eux, un immigré bien intégré est inconcevable ou simplement menaçant pour leur fond de commerce populiste. Ils vont alors jusqu'à rechercher l'assimilation. Qu'est que cela peut franchement faire de mal si je mange parfois du manioc ?
Enfin il y a ceux qui éprouvent un profond malaise face à ce sujet et qui décident de se taire, de museler les autres ou de défendre un élan de générosité illimitée : cela c'est la politique de l'autruche. Nous ne sommes pas au pays des bizounours.
Je le dis haut et fort : ces attitudes politiques démissionnaires et ce relativisme culturel qui nient l'individualité et le potentiel de chaque immigré et insultent l'intelligence des électeurs relèvent du vrai mépris et de la paresse politique et intellectuelle.
Nous pouvons réussir un dialogue serein pour une politique dépassionnée, réaliste et innovante. Pour cela nous devons admettre nos erreurs et opter pour un discours et des actes généreux mais aussi courageux et exigeants. Ce n'est pas compliqué : l'immigré est simplement un homme comme les autres.
Mon souvenir du jour où je suis devenue belge est aigre-doux.
C'était un grand jour pour moi.
Mais au lieu d'être un acte solennel, recevoir ma nouvelle nationalité s'était réduit à une vulgaire formalité administrative dans un bureau presque sordide, face à des fonctionnaires quasiment blasés. A ma joie se mêlait bientôt la frustration de la banalisation qui m'a rendue orpheline de quelque chose puisque je n'ai rien dû promettre.
Promettre par exemple de respecter nos valeurs, entendre ce que ma nouvelle citoyenneté impliquait pour moi en termes de droits mais aussi de devoirs.
Pas étonnant que cela puisse être perçu par certains comme un passeport pour l'Etat providence.
Pour de nombreux autres immigrés et pour moi-même, c'était et cela reste un passeport pour la liberté et la responsabilité ! Entendons aussi leur voix. Pour eux, ce débat n'est ni exceptionnel ni tabou.
Assita Kanko
Assita Kanko, Conseillère communale MR à Ixelles, était l'invitée de la VRT suite au dernier recensement linguistique à Bruxelles. Pour elle, l'intégration a échoué. Découvrez son échange avec Pascal Smet.
Black-Out en Belgique : ce n’est pas de la science-fiction !
Mouvement Réformateur - mer, 03/20/2013 - 15:15
Nous ne sommes pas passés loin d'une catastrophe électrique le 17 janvier dernier. Face à une météo capricieuse, le scénario d'un black-out géolocalisé a été effleuré chez le gestionnaire du réseau : «Entre le 16 et le 25 janvier, il a fait très froid chez nous ainsi qu'en France. Mais chez Elia, cela a effectivement été des moments très chauds… », explique sur le site de L'avenir.net Axelle Pollet, porte-parole du gestionnaire de transport d'électricité du réseau haute tension. Concrètement, Elia n'est pas passé loin d'éteindre d'autorité quelques interrupteurs en Belgique.
« A quelque mégawatts près, on coupait le courant sur une partie du réseau belge »
Si un black-out généralisé du pays est peu probable, certaines communes seraient néanmoins électriquement sacrifiées au profit d'autres. Cette procédure, appelée « délestage » vise à éviter que les plombs nationaux sautent.
En gardant un œil sur l'offre et la demande électrique (en Belgique et chez nos voisins) et sur la météo, Elia serait chargée d'assurer la procédure de délestage. Celle-ci débuterait par une information à la population l'invitant à diminuer sa consommation aux heures de pointe. Ensuite, l'électricité seraient coupée aux entreprises qui ont opté pour un contrat interruptif (contre un tarif préférentiel, elles acceptent d'avoir des coupures ponctuelles).
Enfin, la coupure de certains postes haute tension pourrait intervenir sur base de critères techniques relatifs à différentes zones allant de 1 à 6 (ordre dans lequel on éteindrait la lumière en priorité).
Concrètement, en Wallonie, le Luxembourg, le sud namurois, le Brabant wallon et le nord Hainaut sont les plus exposés à un délestage. "si je peux comprendre qu'on préserve les villes où se concentrent des hôpitaux, il faut pouvoir assurer l'approvisionnement électrique des campagnes. Certaines personnes ont besoin de courant pour activer des instruments médicaux. Que faire des aliments stockés dans un congélateur en cas de coupure d'électricité ?", s'interroge David Clarinval. Le Député entend porter ce dossier au parlement fédéral afin que des réponses concrètes soient apportées.
« Ce n'est pas de la science-fiction ! »
Si cela arrivait, voici la carte des interrupteurs qui seraient coupés en priorité. « Un tel scénario ne relève pas de la science-fiction », souligne Clarinval David, le député fédéral MR qui a été le premier à s'émouvoir de la situation en interpellant le secrétaire d'État à l'Énergie sur ce précédent. "Il faut savoir que nous aurons des capacités de productions d'électricité réduites l'an prochain. Des centrales nucléaires fermeront et un producteur, pour des raisons économiques menace de fermer un de ses sites de production à Seraing. Nous sommes donc en danger. Le pire, c'est que tous les efforts en Wallonie ont été concentrés sur le photovoltaïque qui en définitive ne résout pas les problèmes de production d'énergie. Pire, il a juste réussit à faire grimper la facture des consommateurs!", tonne David Clarinval qui dénonce le manque de prévoyance énergétique en Wallonie.
Mais une météo capricieuse est loin d'expliquer la situation tragique dans laquelle le pays se trouve.
L'arrêt des centrales nucléaires de Doel II et Tihange III pour cause de microfissures aux cuves des réacteurs a privé le réseau de 2000 MW d'électricité belge rendant la Belgique «structurellement dépendante» des importations électriques françaises, explique Elia. Mais celles-ci ont leur limite : 3500 MW. Et le 17 janvier, alors que la capacité de production belge tournait à plein régime, avec jusqu'à 3450 MW d'électricité française absorbés, on a frisé l'engorgement, précise Vers l'Avenir. La fermeture imprévue de la centrale TGV d'Amercœur (Charleroi) a privé le réseau d'un peu moins de 500 MW belges et on a failli manquer de jus…
Concours de circonstances exceptionnel?
Un signal d'alerte, pense plutôt le député Clarinval. Qui rappelle que des entretiens de centrales avaient été repoussés pour faire face à la demande hivernale. Sans quoi, quelques communes auraient dû allumer les bougies, assure celui qui est concerné au premier chef en tant que bourgmestre de Bièvre. Et qui remarque par ailleurs qu'on était dans un scénario pourtant énergétiquement favorable puisque la crise économique a freiné la demande en électricité. Ce qui ne sera – on l'espère – pas le cas tous les ans. Chez Elia, on reconnaît que si l'économie avait tourné à plein régime «on aurait sans doute passé un hiver moins confortable… ».
Lire le dossier de Vers L'Avenir.
Ecouter l'interview de David Clarinval ce mercredi matin sur Bel RTL.
Willy Borsus : le Gouvernement wallon est en panne d’électricité
Mouvement Réformateur - mar, 03/19/2013 - 11:56
Le 20 février dernier, au Parlement wallon, Jean-Marc Nollet (Ecolo) clamait haut et fort qu'un accord avait été trouvé au sein du Gouvernement wallon pour régler trois épineux dossiers : la gestion du stock de certificats verts existants (évalué à plus de 2,5 milliards d'€), le nouveau régime de primes qui doit être appliqué au photovoltaïque au plus tard pour le 1er avril prochain et la tarification progressive de l'électricité.
Un mois plus tard, après trois réunions tumultueuses du Gouvernement, le même Ministre de l'Energie wallon avance qu'il « existe un accord de… principe » dont nul ne connaît les détails : «Les ministres wallons se sont accordés sur un modèle qui doit encore faire l'objet de validation par les chiffres », lit-on.
Le Gouvernement se moque des Wallons !
Pour Willy Borsus, «tout ce que le Gouvernement a pu établir exactement à ce jour, c'est le nom d'un plan : « Qualiwatt ». Toutefois, les informations qui commencent à circuler sont particulièrement inquiétantes: le Gouvernement se préparerait à mettre en place un mécanisme tarifaire complexe et coûteux qui représenterait une lourde charge pour de nombreux consommateurs. Par ailleurs, ce même Gouvernement serait en passe de diminuer les prix des certificats verts accordés aux installations existantes, ce qui constituerait un reniement des promesses, une vraie trahison ».
Face à ces sombres perspectives, on ne peut qu'être dubitatif face aux propos de M. Nollet qui déclarait le 23 février dernier: «Le consommateur ne sera pas le pigeon du photovoltaïque, je m'y engage».
Le Président du Groupe MR au Parlement wallon tire la sonnette d'alarme : « Alors que la presse révèle que la gestion calamiteuse du photovoltaïque provoque un emballement inquiétant de la facture « verte », alors que les consommateurs wallons se demandent à quelle sauce l'Olivier va les dévorer, alors que les chefs d'entreprises voient leurs factures énergétiques s'envoler mettant à mal leur trésorerie et, partant, l'emploi, le Gouvernement ne parvient toujours pas à régler ses querelles intestines. L'incendie s'est déclaré mais les ministres se disputent pour savoir qui doit actionner les lances ! C'est insensé. Comment, en 12 jours, l'Olivier va-t-il s'accorder sur le nouveau régime du photovoltaïque ? La mesure n'est toujours pas adoptée, le Conseil d'Etat doit se prononcer et l'arrêté doit être publié au Moniteur…Impossible de tenir les délais. Dès lors, une fois de plus, le ministre Nollet va devoir prendre des mesures rétroactives comme il l'a fait pour chaque décision prise dans ce dossier.
Le MR exige que le Gouvernement transmette d'urgence des textes clairs et précis au Parlement, que celui-ci se réunisse immédiatement pour déterminer l'ampleur de la dette et pour mettre un terme à cette fuite en avant ruineuse pour les Wallons»
Mariage gris : « J’étais amoureuse, il m’a détruite »
Mouvement Réformateur - ven, 03/08/2013 - 13:30
L'année 2003 n'avait guère bien commencé pour Marie Bangoura, une jeune femme pleine de joie dont l'amour avait préféré déserter sa vie quelques mois plus tôt. Ebranlée par la fin de sa dernière histoire sentimentale, la candidate MR s'était offert un séjour vibrant aux rythmes chaleureux du Sénégal. Dans sa bulle ensoleillée, elle fait la connaissance d'une personne agréable qui rapidement lui susurrera ces mots doux qu'elle n'entendait plus depuis des mois. Rapidement le charme sénégalais fait effet et c'est le coup de foudre pour Marie. Pour elle, c'est de l'amour il n'y a pas de doute.
« J'étais folle de lui, il était beau, je ne lui trouvais aucun défaut. Mon entourage avait beau m'avertir que cette histoire semblait trop belle pour être vraie, je leur répondais qu'ils ne me comprenaient pas », raconte Marie.
Trois mois plus tard, elle reçoit une demande en mariage. Sur son petit nuage, elle n'imagine pas un seul instant que depuis leur rencontre, elle est tombée dans les filets d'un parfait manipulateur. Peu à peu, la jeune femme va pourtant déchanter.
Seule et abandonnée
« Il m'a manipulée, isolée de ma famille de façon à ce que personne ne puisse m'ouvrir les yeux. Sa famille a d'ailleurs joué la complicité. Ils m'ont mise dans une bulle où je ne voyais plus mes enfants ni mes parents. Où il me disait que tout ce que disaient mes frères à son sujet était de la jalousie. Je n'arrivais plus à réfléchir par moi-même, il réfléchissait pour moi. Il n'a pas été violent physiquement, mais il avait l'intelligence de l'être intellectuellement », raconte émue, Marie Bangoura.
Frappée par la maladie, elle ouvrira les yeux sur sa relation. « J'ai dû me battre toute seule contre mon cancer pendant qu'il partait au Sénégal. Ma santé l'importait peu ». Face à un époux absent dans ces moments douloureux, elle réalisera l'ampleur de la manipulation dont elle est victime.
« Il m'a détruite. C'est très dur de se reconstruire après ça, de faire encore confiance à quelqu'un. Je n'ai trouvé personne pour m'aider ou m'écouter. Même les policiers ne comprenaient pas de quoi je parlais, ils confondaient mon histoire avec ce qu'on appelle « les mariages blancs ».
Malgré la demande de suspension du mariage, l'ancien « monstre » de Marie a bien obtenu la nationalité belge. L'alerte à la Chambre n'a rien donné et il s'apprête d'ailleurs à faire un regroupement familial. « Il me rit au nez… »
Dix ans plus tard, Marie panse doucement ses plaies et pour s'en sortir psychologiquement, elle a consacré son temps à la défense d'autres victimes de mariage gris. Au travers de son asbl « Cœurs piégés » (http://www.coeurspieges-bedrogenharten.be/), elle accompagne ces victimes innocentes d'escroquerie sentimentale.
« C'est très difficile de se reconstruire mentalement et parfois financièrement. Certains ont tout perdu. Que va-t-il falloir pour que les pouvoirs politiques réagissent ? Des morts ? ».
Avec le MR, Marie Bangoura a fait une série de propositions pour améliorer la législation et mieux protéger et défendre les victimes.
« On souhaite beaucoup que les politiques nous aident. Il ne faut pas croire que ça arrive aux gens qui sont socialement déficients. On a, dans notre asbl, des diplomates, des chefs d'entreprises…. Il y a des filières, ils en sont victimes », précise-t-elle.
« On n'est pas contre les mariages mixtes, mais nous voulons lutter contre tous les abus. Ce témoignage reflète une réalité quotidienne. Le MR va s'atteler à ce combat très difficile », a conclut Jacqueline Galant qui organisait ce matin une conférence de presse pour sensibiliser la presse et l'opinion publique à ces drames silencieux.
Journée de la femme: Origine et combats à venir
Mouvement Réformateur - ven, 03/08/2013 - 11:38
8 mars. Journée internationale de la Femme. Cette Journée est née le 8 mars 1908 à New York, lorsque des femmes pour la première fois dans l'histoire, ont organisé une grève pour protester contre les mauvaises conditions de travail. Elles auraient scandé le slogan suivant face aux employeurs et à la classe politique: «We want bread, but we want roses too! ». Très rapidement d'autres exigences suivront comme la revendication du suffrage universel, de l'interdiction de la discrimination contre les femmes, du droit de poursuivre des études, et «d'un salaire égal pour un travail égal». Cette série d'actions a finalement conduit à la première vague féministe qui aboutira notamment au droit de vote et à davantage de droits sociaux pour les femmes.
Mais ce combat va durer encore plus d'un demi-siècle avant d'atteindre d'autres résultats tant attendus. C'est en effet seulement avec la deuxième vague féministe dans les années soixante, septante et quatre-vingt que les femmes prendront davantage le contrôle de leur propre vie. Elles obtiendront plus de possibilités pour poursuivre leurs études, avoir un emploi, participer à la vie politique et s'engager pour divers projets sociaux. Mais le résultat le plus marquant de cette deuxième vague féministe fut la libération sexuelle grâce à l'accès aux moyens contraceptifs, à la dépénalisation et à la légalisation de l'avortement et au rejet grandissant par la société des violences domestiques.
Aujourd'hui, certains pensent que la journée internationale de la femme n'a vraiment plus de raison d'être. Ils considèrent que les femmes ont déjà obtenu l'égalité des droits et peuvent désormais choisir librement de vivre comme elles le veulent. Mais rien n'est moins vrai : cette vision naïve ne tient pas face à la réalité car la lutte pour les droits de la femme reste d'actualité. C'est pour cela que nous avons besoin d'une troisième vague féministe pour favoriser l'émancipation de nombreuses citoyennes qui sont libres en théorie, mais n'ont pas voix au chapitre dans la pratique.
Pour cela nous devons par exemple oser dénoncer la condition des femmes opprimées pour des motifs culturels et/ou religieux. Nous ne pouvons plus accepter des pratiques comme le mariage forcé, l'imposition du port du voile, les mutilations génitales féminines, les crimes d'honneur et les répudiations. Nous ne pouvons plus accepter que des femmes se fassent cracher dessus, insulter et même battre voire violer parce qu'elles refusent de porter le voile ou sortent de chez elles avec une jupe jugée trop courte. Comme la députée bruxelloise Ann Brusseel je pense que « la longueur de nos jupes est non-négociable ». Nous ne pouvons plus accepter que certains hommes refusent de serrer la main d'une femme comme cela s'est produit récemment avec Françoise Schepmans, députée -bourgmestre de Molenbeek. En effet, un élu du parti Islam a refusé la main tendue de la bourgmestre au conseil communal. Parce qu'elle est une femme. Cette attitude est inacceptable dans notre société démocratique qui reconnaît l'égalité de tous les Hommes, et donc également l'égalité homme-femme.
Mais en dehors de cette frange radicale de la population, dans beaucoup d'autres familles belges, les femmes demeurent victimes de nombreuses formes d'injustice simplement parce qu'elles sont des femmes. Les violences domestiques sont encore le lot quotidien de nombreuses concitoyennes. Contre ces abus insidieux ou manifestes, nos autorités doivent agir plus fermement. Dans le cadre professionnel, les femmes continuent de gagner moins que les hommes pour un travail égal, et le plafond de verre n'a pas disparu. Pour les travailleuses compétentes et ambitieuses qui choisissent de gravir les échelons, cette difficulté existe encore tant dans le secteur public que privé, et ceci malgré les nombreuses promesses faites en la matière. Il est également indéniable que les femmes, et surtout les mères isolées, assument encore la majeure partie des tâches ménagères outre leur emploi et se retrouvent dès lors surchargées et très souvent fragilisées.
Il est donc grand temps que tant les femmes que les hommes politiques de tous les partis démocratiques conjuguent leurs efforts pour rejeter toute discrimination de la femelle humaine, promouvoir son émancipation et ainsi créer une société plus libre, plus juste et plus prospère. Comme par l'introduction temporaire de quotas pour les femmes (une mesure qui a fait ses preuves en politique), par l'obligation pour les pères de prendre une partie des congés prévus après la naissance d'un enfant, par l'augmentation de la capacité d'accueil de la petite enfance, par la lutte contre la discrimination insidieuse et persistante à l'embauche et au travail, par le refus de tout « accommodement raisonnable »…
Mères, épouses, sœurs, femmes, nous avons obtenu bien des acquis depuis la révolte de New York en 1908, mais il reste encore tant à faire! «Du pain et des roses» pour le XXIe siècle. Ne nous endormons pas, mais engageons-nous résolument dans la troisième vague féministe. Avec les hommes.
Opinion parue dans La Libre du vendredi 08 mars 2013.
Carton rouge aux mariages gris
Mouvement Réformateur - jeu, 03/07/2013 - 18:09
Le mariage de complaisance n'est pas une nouveauté. Néanmoins, ces dernières années, il est en forte augmentation. Souvent utilisé pour obtenir des avantages liés au séjour en termes d'accès à la nationalité, de régularisation ou de regroupement familial, il fait également un certain nombre de victimes. Depuis 2003, chaque année, environ 16% d'étrangers obtiennent ainsi la nationalité belge par le biais du mariage.
La récente révision du code de la Nationalité à l'initiative du MR, a permis de durcir les conditions d'accès à la nationalité mais aussi de la rendre neutre d'un point de vue migratoire. Des conditions strictes sont d'application. Le système est rationalisé en ne retenant que 2 grandes voies d'acquisition de la nationalité selon une procédure courte (après 5 ans de séjour légal) ou longue (après 10 ans) et en réservant désormais la naturalisation à des cas très exceptionnels.
Retrouvez le reportage de la RTBF
Une lutte renforcée
Au fil des ans, l'Etat a durci son arsenal législatif et administratif pour mieux lutter contre les mariages/cohabitations de complaisance. Les couples fraudeurs sont souvent rapidement détectés, soit parce que l'un des partenaires est beaucoup plus vieux que l'autre, soit parce qu'ils ne parlent pas la même langue et ne se comprennent pas ou tout simplement témoignent d'une méconnaissance totale de l'un et l'autre. Ceux qui sont démasqués peuvent perdre leur titre de séjour. Le parquet peut aussi réclamer jusqu'à 3 mois de prison et retirer la nationalité belge. Même si ce dernier point n'est pas automatique.
Toutefois suite à la mise en œuvre de cet arsenal juridique, les pouvoirs publics ont constaté un glissement du phénomène des « mariages de complaisance » vers celui des « cohabitations légales de complaisance ».
Un projet de loi plus fort
L'arsenal sera encore renforcé par le projet de loi actuellement en cours d'examen au Parlement. Celui-ci vise à renforcer la lutte contre les cohabitations de complaisance en modifiant différents textes de loi. Le terme « cohabitation de complaisance » sera ajouté dans le code civil afin de permettre aux Parquets d'enquêter en cas de suspicion quant aux intentions réelles des cohabitants.
A l'instar de la pénalisation du mariage forcé, la pénalisation de la cohabitation forcée est introduite et les peines d'emprisonnement et les amendes prévus dans le Code pénal sont renforcées à l'égard des auteurs de mariages et de déclarations de cohabitation légale forcés. L'auteur risque désormais une peine allant d'un mois à 3 ans d'emprisonnement et une amende de 50 à 500 euro. Les peines et les amendes sont plus élevées lorsqu'il y a des circonstances aggravantes, comme par exemple, l'usage de violences. Le juge pénal qui prononcera le jugement, aura également la faculté d'annuler directement le mariage ou la cohabitation légale par le même jugement.
Par ailleurs, le texte prévoit explicitement la possibilité pour l'Office des étrangers d'assortir une décision d'éloignement d'une interdiction d'entrée de 5 ans lorsqu'il est mis fin au séjour de l'étranger pour le motif qu'il s'est rendu coupable d'un mariage ou d'une cohabitation de complaisance.
Des chiffres alarmants
En 2011, le bureau de recherches de l'Office des Etrangers a enregistré 10.728 faits de plausibles mariages de complaisance. Le Bureau Visa de l'Office des Etrangers a refusé de délivrer un visa à 882 personnes en raison d'un mariage de complaisance et à 743 personnes, parce que le parquet doit encore rendre un avis vu que l'enquête sur le mariage de complaisance est toujours en cours. La cellule Fraude de l'Office des Etrangers qui enquête sur des faits au sujet des étrangers qui ont une autorisation de séjour de plus de trois mois, a, quant à elle, retiré le permis de séjour de 116 étrangers qui ont été condamnés pour un mariage de complaisance.
Devant la recrudescence des contrôles, une nouvelle filière a progressivement vu le jour : les mariages gris.
Le mariage gris, cette escroquerie sentimentale
Si le mariage blanc unit deux personnes qui ne s'aiment pas d'un commun accord, le gris fait une victime au profit de son conjoint. Il s'agit d'un phénomène assimilé dans la pratique à une « escroquerie sentimentale ». On parle de mariages conclus alors que l'un des deux époux, sincère et de bonne foi, est trompé par l'autre. Il est difficile voire impossible de détecter un mariage gris car la vie commune y est réelle, pas factice, parfois même depuis des années et donc il n'y a pas d'erreur de scénario.
Nettement plus difficiles à détecter, ces mariages reposent sur la duperie, la naïveté et la fraude amoureuse puisque l'un des deux époux profite des sentiments de l'autre et de sa crédulité, l'amour rend aveugle c'est bien connu, pour obtenir des avantages liés au droit du séjour (naturalisation, regroupement familial) et à terme d'acquérir la nationalité belge. Les victimes, souvent naïves devant les promesses d'amour éternel, ressortent épuisées nerveusement, sentimentalement et financièrement de ce jeu de dupes.
Une priorité du MR
La lutte contre les mariages gris est une des priorités du MR qui est le seul parti politique à avoir déposé un texte pour lutter contre cette « escroquerie amoureuse ». La proposition de loi déposée préconise d'inscrire dans le code de la nationalité belge du 28 juin 1984, en son article 15, une disposition permettant que la procédure d'octroi de nationalité soit « suspendue lorsque le mariage du conjoint étranger avec un conjoint de nationalité belge fait l'objet d'une procédure judiciaire de dissolution ou d'annulation sur base de l'article 146 bis du code civil ».
Il ne s'agit pas de combattre les mariages mixtes mais bien de vérifier soigneusement la réalité des mariages dont un des conjoints séjourne soit à l'étranger soit illégalement en Belgique.
« Cœurs piégés » pour les victimes
A cette fin, le MR souhaite mettre en avant l'action courageuse menée par l'asbl Cœurs piégés (http://www.coeurspieges-bedrogenharten.be/) dirigée par Marie Bangoura, candidate MR aux élections communales de Bruxelles ville et qui a elle-même été victime d'un mariage gris. Cette asbl vient de se créer pour venir en aide à ces préjudiciés, féminins ou masculins. Sa présidente, Marie Bangoura, dénonce un phénomène grandissant en Belgique et prône un durcissement de la loi.
Le MR au cœur de l'action
Face à cette nouvelle escroquerie, il est important de prévenir tant nos concitoyens que l'administration en premier lieu desquels, les bourgmestres, les officiers d'état civil mais aussi la police et le parquet.
• Prévenir et former les bourgmestres et les officiers de l'Etat civil de chaque commune belge afin de décerner au mieux cette problématique.
• Former davantage les policiers et les magistrats afin qu'ils puissent plus aisément les détecter et que le parquet puisse systématiquement poursuivre ces délits de manière identique dans chaque arrondissement judiciaire ; A cette fin, il convient de désigner un magistrat de référence suivant ces dossiers par arrondissement judiciaire.
• Favoriser un meilleur échange d'informations entre l'Office des étrangers, la police et les administrations communales.
• Le MR va d'ailleurs envoyer un courrier à tous ses bourgmestres et à ses échevins de l'Etat civil pour les sensibiliser à la problématique des mariages gris.
• Une proposition de loi a été déposée par la Sénatrice MR Christine Defraigne afin d'inscrire dans le code de la nationalité belge du 28 juin 1984, en son article 15, une disposition permettant que la procédure d'octroi de nationalité soit « suspendue lorsque le mariage du conjoint étranger avec un conjoint de nationalité belge fait l'objet d'une procédure judiciaire de dissolution ou d'annulation sur base de l'article 146 bis du code civil ».
• Sensibiliser les touristes à la problématique via les agences de voyages ainsi que le site des Affaires étrangères
• De nombreux mariages ont lieu à l'étranger car les contrôles sont moins nombreux et poussés. Il convient de renforcer les contrôles via les Ambassades et consulat. Donner davantage de compétences aux consulats pour les mariages contractés à l'étranger. L'officier de l'Etat civil et le parquet pourront aussi requérir leur avis.
Made in Europe ...
Mouvement Réformateur - jeu, 03/07/2013 - 15:52
Face aux drames sociaux qui secouent actuellement la Belgique, le Président du MR défend un patriotisme économique belge et européen pour sauvegarder l'emploi.
Dans une interview accordée au Vif l'Express, Charles Michel refuse l'impuissance des responsables politiques face aux suppressions de milliers d'emplois chez Caterpillar, ArcelorMittal et Ford. « Je refuse de considérer que les responsables politiques doivent simplement subir, partager des émotions, émettre des analyses sous forme de diagnostics. Je pense au contraire que nous sommes mandatés pour inverser le cours des choses », s'insurge le Président.
Un « Made in Europe »
Pour appuyer ses dires, Charles Michel prend comme exemple le dossier actuel de Caterpillar. « Il y a plusieurs actions à mener, et vite. Nous devons forcer la création d'un label ‘made in Europe' afin de sensibiliser les citoyens au thème du patriotisme économique. En consommant européen, on accepte parfois de payer un peu plus cher, mais on soutient une activité qui crée de l'emploi, de la prospérité et de la sécurité sociale en Europe. A mon avis, nous, les Européens, nous n'avons pas assez misé sur le patriotisme économique. Nous devons aussi instaurer des droits de douane aux frontières de l'Europe, pour certains produits, du secteur pharmaceutique notamment », précise-t-il.
Dans une même logique, la député fédéral Denis Ducarme a présenté l'idée d'un label “made in Belgium”. « L'objectif, explique Denis Ducarme, est de sensibiliser le consommateur à l'origine de la fabrication du produit qu'il achète grâce à un label sur l'emballage. S'il le souhaite, il pourra opter pour le produit qui est fabriqué, élevé ou cultivé en Belgique. C'est une manière de soutenir notre économie et nos emplois. »
Découvrez l'entièreté de l'interview de Charles Michel sur le site Internet du Vif.
Retrouvez l'itv de Charles Michel sur la RTBF
Retrouvez l'itv de Denis Ducarme ce matin sur bel RTL
Le MR peut convaincre sans la N-VA
Mouvement Réformateur - jeu, 03/07/2013 - 15:23
Charles Michel était l'invité de Matin Première aujourd'hui. A cette occasion le Président réformateur a réagit suite à l'appel à voter libéral lancé par le nationaliste flamand dans la presse francophone.
« Je n'ai pas besoin de la N-VA pour convaincre que plus que jamais si on veut un redressement économique, si on veut du gouvernement de qualité en Wallonie et à Bruxelles, on a besoin d'un MR fort », a déclaré Charles Michel.
« Le nationalisme c'est le choix du repli, c'est le choix de la division, c'est le choix de la destruction et nous sommes adversaires de la destruction », a-t-il tenu à rappeler, s'éloignant de toute convergence possible avec la N-VA. Charles Michel a également précisé qu'il était pour la modernité et non le conservatisme prôné par le parti nationaliste du Nord.
Charles Michel a précisé qu'il n'avait qu'une seule priorité : « il s'agit de notre projet pour les PME, pour la qualité de l'enseignement et de la formation, pour une autre gouvernance en Wallonie et à Bruxelles et pour une autre politique énergétique -où l'on dit la vérité au citoyen et pas les mensonges du gouvernement de gauche en Wallonie que l'on connaît maintenant-,. »
Et Charles Michel de conclure : « le MR sera l'épine dorsale pour un accord de gouvernement après 2014 ».
Retrouvez l'interview radio de Charles Michel.
Pour une réponse plus adéquate à l'accompagnement des enfants
Mouvement Réformateur - mer, 03/06/2013 - 11:31
Au sein des communes, l'Agence Locale pour l'Emploi (« ALE ») a pour mission d'organiser et de contrôler, en collaboration avec l'Office National de l'Emploi (Onem), des activités non rencontrées par les circuits de travail réguliers et, dans cet objectif, met en relation des travailleurs ALE et des particuliers ou des personnes morales.
Un panel d'activités
Diverses activités sont possibles (aide à domicile de nature ménagère, petits entretiens de jardin, aide pour accomplir des formalités administratives, garde ou accompagnement de personnes malades, d'enfants, etc.) tandis que le bénéficiaire varie (personnes physiques, autorités locales, asbl, etc.). La réglementation en la matière figure dans l'arrêté royal du 25 novembre 1991 portant réglementation du chômage, modifié à plusieurs reprises.
Un travailleur ALE peut combiner différentes activités pour autant que, pour chaque activité exercée, le nombre maximum d'heures autorisées par mois calendrier ne soit pas dépassé, que le total mensuel du nombre d'heures ne dépasse pas la limite la plus haute et que le total par année calendrier ne dépasse pas 630 heures.
Bien comprendre les besoins
« Le législateur a cependant instauré une différenciation qui ne permet pas toujours à une école, par exemple, de rencontrer les besoins du terrain. En effet, si une asbl gère les garderies, 70 heures peuvent être prestées par mois par le travailleur ALE. En revanche, si l'autorité locale gère la garderie au sein de l'école, seules 45 heures peuvent être prestées par mois », déplore la Députée-Echevine. « C'est pourquoi je propose d'assouplir quelque peu la législation en la matière en permettant, pour cette activité précisément, de fixer la limite mensuelle à 70 heures que ce soit au profit d'une asbl ou d'une autorité locale. »
Transport médico-sanitaire en Région bruxelloise
Mouvement Réformateur - mar, 03/05/2013 - 17:21
Vous avez une roulotte pour vendre des frites le jour et vous souhaitez la convertir en ambulance le soir ? Vous n'avez pas de formation en réanimation ni de matériel de secours ? Pas de problème puisqu'à l'inverse des autres entités du pays, il n'existe toujours aucun cadre réglementaire ni même de charte de qualité s'agissant du transport médico-sanitaire en Région bruxelloise.
« En 2003, le magazine Test Santé (Test Achats) avait dressé un rapport accablant sur les transports médico-sanitaires, en pointant du doigt l'absence de législation dans ce secteur, » rappelle la députée MR Françoise Schepmans, « Dix ans plus tard, rien n'a changé en Région bruxelloise alors que les exécutifs de la Région wallonne, de la Communauté germanophone et de la Flandre ont pris eux la balle au bond sur le plan législatif et réglementaire. La personne qui est prise en charge dans une ambulance bruxelloise, s'expose à des risques d'abus puisqu'il n'existe aucun cadre concernant la formation du personnel, ses habilitations, sa formation, la transparence des prix, l'hygiène des véhicules ou encore l'équipement médical ! Vous tenez une friterie dans une roulotte et vous souhaitez faire un peu d'argent avec le transport des malades ? Embrasser la carrière d'ambulancier à Bruxelles où tout est permis ! C'est malheureusement l'eldorado pour tous les abus possibles et inimaginables… Ce n'est pas moi qui l'affirme mais les représentants du secteur, écœurés de devoir subir la concurrence des moutons noirs. »
Soucieux de combler ce vide juridique, la députée Françoise Schepmans avait déposé une proposition d'ordonnance qui a été rejetée en 2010 par l'Olivier bruxellois, au motif qu'il n'est pas opportun de légiférer une matière sans s'être concerté au préalable dans le cadre d'une conférence interministérielle, avec les autres entités fédérées… sauf que ces dernières ont déjà pris leurs responsabilités, il y a de cela plusieurs années et sans s'embarrasser de l'avis des Bruxellois !
« Interrogé ce mardi 5 mars 2013 sur les lenteurs de ce dossier en commission de la santé au parlement bruxellois (COCOM), le Ministre Benoît Cerexhe a reconnu que son cabinet a eu du retard… C'est un euphémisme… Et qu'il espère pouvoir avancer rapidement sur un projet législatif », déplore la députée-bourgmestre, « Pour notre part, il s'agit tout simplement d'une carence inadmissible au regard de la santé et du bien être des Bruxellois ! Le Ministre Cerexhe s'apprête à quitter ses fonctions avec un bonnet d'âne… Espérons que son successeur, Céline Frémault, sera davantage sensibilisée sur le risque de non assistance à personne en danger ! »
Gilles Mouyard remplacera Richard Miller.
Mouvement Réformateur - lun, 03/04/2013 - 18:50
Gilles Mouyard remplace Richard Miller qui a souhaité être déchargé de cette fonction pour se concentrer sur ses nouvelles responsabilités d'administrateur-délégué du Centre Jean Gol, le Centre d'Etudes du MR.
« Gilles est un jeune député dynamique qui connaît bien le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il mettra sa force de travail et sa finesse politique au service de tous les Francophones dans une Commission importante puisqu'elle traite, notamment, de l'argent des contribuables et du contrôle de son utilisation », commente Charles Michel.
Gilles Mouyard est Député régional de l'arrondissement de Namur depuis le 30 juin 1999. Avant de rejoindre les parlements wallons et de la fédération Wallonie-Bruxelles, il fût député provincial de Namur entre 2006 et 2009.
Gilles Mouyard est aussi Président du MR de l'arrondissement de Namur.
Jeux Olympiques déjouons la STIB !
Mouvement Réformateur - jeu, 02/28/2013 - 19:37
La députée MR Viviane Teitelbaum s'indigne d'un événement relayé par l'association Inter-Environnement Bruxelles (IEB) : cette dernière fait la publicité pour des « Jeux Olympiques : déjouer les contrôles de la STIB » qui se dérouleraient dans les stations de métro bruxelloises et dont l'objectif premier serait clairement de contourner les règles de l'opérateur public. En effet, cette action diffusée par l'IEB consiste en différentes épreuves comme, par exemple, le saut de portiques.
"Cette situation est d'autant plus choquante que l'on sait que cette A.S.B.L. est elle-même financée par les deniers de la Région Bruxelloise," dénonce la députée ! Il est évident qu'un financement ne peut empêcher une A.S.B.L. d'exprimer ses opinions mais il est important que cela reste dans la légalité. "Il existe suffisamment de moyens actuellement pour faire entendre son avis : recours, pétitions, manifestations, etc... et pour ainsi ne pas devoir recourir à des moyens frauduleux qui mettent en difficulté un organisme public !" précise encore Viviane Teitelbaum.
Cette action est de nature bien différente car elle incite à refuser les contrôles, à frauder et donc à ne pas respecter les lois. De plus, ceci engendre par la même occasion des pertes à la Région, qui finance tant la STIB que l'IEB. La députée libérale a rentré une interpellation au gouvernement afin d'obtenir quelques éclaircissements sur cette situation aussi inacceptable que scandaleuse.
Centre sportif de haut niveau.
Mouvement Réformateur - jeu, 02/28/2013 - 19:33
Le Groupe MR apprend, par voie de presse, que désormais le Centre sportif de haut niveau coûtera à la Fédération Wallonie-Bruxelles quelque 40 millions d'euros, soit exactement le double annoncé depuis le début. Vingt millions était pourtant la somme confirmée par le Ministre du Budget et du Sport André Antoine (cdH) en séance plénière du 23 janvier 2013.
Voilà une sortie très surprenante de la part de M. Antoine qui, dans un même temps, annonce dans un autre quotidien et à la radio que :
- dorénavant toute décision prise et toute communication se feront de façon collégiale par TOUT le Gouvernement, mettant un terme aux annonces isolées de l'un ou l'autre membre du Gouvernement. Or, le Ministre communique sur une note qui visiblement n'a pas encore fait l'objet d'une quelconque approbation au sein du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ;
- la situation financière actuelle est délicate et que le prochain contrôle budgétaire s'annonce « sous tension »… Bref, il faut trouver 260 millions d'euros supplémentaires.
« Le double discours du Ministre est ahurissant ! D'un côté la Fédération devra payer le double de ce qui était prévu pour le Centre sportif de haut niveau ; de l'autre, le contexte financier est tel qu'il faudra dénicher 260 millions de plus pour boucler le budget ? C'est complétement incohérent et surtout dans le flou le plus total, car, à l'heure actuelle, il n'y a ni architecte, ni entrepreneur désignés pour ce Centre sportif… Il s'agit donc là de montants totalement abstraits ! », déplorent les Députés MR Jean-Luc CRUCKE et Philippe DODRIMONT.